18 – Jours de pluie

Comme souvent les choses se sont faites progressivement, sans vraiment qu’on le remarque. Ainsi cela fait plus d’un an que Mel vit à la maison, mais également plusieurs mois que mon activité d’herboriste s’est lancée, au départ c’était uniquement pour rendre service donc je ne voyais pas l’intérêt de le mentionner, mais c’est aujourd’hui ce dont je vis : à la fin de l’automne, il y a eu peu de visiteurs du village parmi ceux avec qui je commerce habituellement, peu de regroupements, et surtout peu de chantiers partagés donc j’ai décidé de reprendre mes cueillettes et mes séchages d’herbes, comme je le faisais il y a de nombreuses années, la maison est ainsi redécorée par toutes sortes de plantes suspendues aux poutres ou stockées dans des bocaux.

Même si j’enseigne la lecture au sein du village depuis un certain temps, ce n’est pas une activité florissante : dans une société où les gens sont majoritairement analphabètes, les livres ont peu d’intérêt. Quant aux conteurs, ils connaissent leur répertoire par cœur, car même parmi eux, rares sont les lettrés. De temps à autre, je fais encore un peu de reliure et autres retranscriptions, mais ce n’est pas l’essentiel de mon activité, j’ai tout de même acquis une certaine notoriété dans les alentours pour ce genre de travaux. Cependant je ne fais pas plus de deux ou trois ouvrages par an. C’est extrêmement ponctuel, heureusement que cela paye très bien.


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